Dayagent: July 16

Drucken
utopiathree
July 16
 
Jean Luc Ducourt - Bribes de mouvements. Motion-Emotion.
 
Le terme de ‘mouvement’ est beaucoup trop génèrique pour moi. Mon entendement basique de celui-ci se borne au domaine qui m’intéresse, ainsi je conçois l’idée de ‘danse’ comme une ‘sublimation’ du mouvement des corps dans l’enveloppe spatiale.
 
Le travail d’extension de cette préhension sur des mouvances coordonnées, que j’intiluerai alors ‘chorégraphie’,  s’apparente pour moi à une gestion des rapports de plusieurs corps en mouvement tendant à profiler l’identité du travail de par la succession ordonnée en termes qualifiés des conjonctions temporelles de leurs ‘ébats’.
 
Le mouvement singulier semble un réflexe de l’existant et caractérise son mode de survie en même temps  qu’il génére une expression singulière qui peut prendre une signification, influencer et modifier les conditions ambiantes des pluriels.
 
Plus il y a de mouvements et d’existants, plus emerge la tentation de les organiser, de les controler, les formater  tendant d’intégrer le singulier ( jusqu’à quel point toujours devenant !) dans une coherence du pluriel.
L’expression indiviuelle devant pouvoir entrer dans l’engence sociale reconnaissante de leur développement prédéterminé (génétique), bienque la raison de la génération soit le changement et opére par mutations, distinctions dans l’agencement des données constitutives.
La cohésion de l’ensemble se partage dans cette contradiction tel un antagonisme fonctionnel articulaire et musculaire qui permet la mobilité, au cœur de la nature du semblable à la quête de sa différence, acte ou agissement de l’immédiat de données impossibles dans leur vérité. La vérité n’étant de toute façon jamais (encore) répertoriée dans son entier reste sujette à l’expectative d’évolutions possibles, suspectées ou non.
 
La limite du singulier dans sa capacité d’agissant et de regard, sa mutilation originelle affrontant l’immensité des données et des existants a même stimulé la création du concept d‘aléatoire, comme main mise utopique sur ce qui est et ses possibles devenirs.
 
Il est dit que, dans les premiers développements de l’enfant dans sa petite enfance, sa capacité à générer des émotions est liée à l’expérience de ses propres mouvements.
 
L’horizon du remarquable s’ouvre toujours sur le terrain de l’ordinaire. Ces deux valeurs sont bien vivement en question, le normal devenant le point aveugle du remarquable.
 
Souvent il s’agit de cela, il faut s’y reconnaître, de la part exprimée de soi, en soi et vis à vis de l’autre, et qui veut se répéter, se repérer en émotions ‘copiées’, ce en conflit avec la part du mouvement de nature, fait d’erreurs, de décalage, instinct de la différence et de sa maintenance, de sa prolifération.
 
 L’identité singulière de l’individu se révéle en l’improbable forme composée de la combinaison de deux demi génomes qui, dans l’échec à s’imprimer l’un à l’autre ‘le plus perfectement’, crée l’original.
 
 De cela tient compte la dramaturgie des corps ( idenfiant de l’enveloppe matérielle des existants) aussi bien en milieu chorégraphique qu’à l’échelle ‘politique’, en son sens générique.
 
 Et comme cité et proclamé dans le dernier spectacle d’Hooman Sharifi, « i belong no repertoire » et pourtant…

jean luc ducourt presents works by 3/1 at republic at 9pm